En Argentine, le 24 mars est le jour de la mémoire, jour férié commémorant le coup d'état perpétré le 24 mars 1976 et installant au pouvoir jusqu'au 10 décembre 1983 le général Videla et sa junte.
Au programme de ces 7 années, assassinats, tortures, appropriation d'enfants nés dans les camps, "disparitions" (plus de 30 000)... enfin une bonne dictature quoi.
Ces photos sont celles de personnes ayant disparues et sont brandies par des membres de leur famille.
Ce qui nous a particulièrment interpelé, c'est la présence massive de jeunes venus commémorer ces annés noires.
Deux raisons à cela :
- la proximité des faits
- la disparition effective de la dictature et de ses horreurs mais la perpétration de la même politique économique (fuite des capitaux à l'étranger, privatisations des ressources naturelles, grands propriétaires agraires constituant une oligarchie...) qui maintient une grande partie de la population dans la pauvreté, voire depuis les années 90 dans la misère.
En fait, au vu des slogans, il apparait qu'il s'agit autant d'une lutte qui continue que d'une commémoration : "Non à l'impérialisme, non au payement de la dette..."
Certains des fonctionnaires aux commandes lors de la dictature (dans la police par exemple) sont toujours en activité aujourd'hui, ce qui contribue à rendre cette lutte encore plus vivante.
Ci-dessous une affiche de "l'Initiative latinoaméricaine pour la recherche de personnes disparues" disant "Un simple prélevement de ton sang peut aider à l'identifier".
Je crois que cette histoire contemporaine si différente de la nôtre est ce qui me dépayse le plus.ceVvueVVVVVdela